Feux de forêt, inondations, tempêtes hivernales : ces catastrophes naturelles sont de plus en plus fréquentes et violentes partout au Canada. On pense souvent aux routes endommagées, aux maisons détruites et aux populations déplacées, mais un facteur reste sous-estimé : l’impact direct des catastrophes naturelles sur l’emploi et les revenus des travailleurs canadiens. En effet, cette réalité préoccupante est démontrée selon une étude publiée en septembre 2024 par la Banque du Canada.
Moins d’heures travaillées = moins de salaire
En analysant 40 ans de données sur 558 catastrophes naturelles majeures au Canada, les chercheurs ont observé une tendance claire :
- Dès la première semaine suivant un désastre, les heures travaillées chutent considérablement.
- Dans les mois suivants, la croissance salariale ralentit, parfois jusqu’à un an plus tard.
Ces effets sont amplifiés dans les régions où le chômage est déjà élevé, transformant un choc climatique en catalyseur de précarité économique.
De plus, l’étude met en lumière une réalité peu discutée : les travailleurs les plus vulnérables sont aussi les plus durement touchés. Lorsqu’une tempête ou une inondation paralyse un secteur, ce sont souvent les travailleurs précaires ou à temps partiel qui écopent en premier. Même si certains domaines, comme la construction, peuvent connaître un regain temporaire pendant la reconstruction, la majorité des secteurs subissent un ralentissement prolongé.
Quelques exemples concrets :
- Feux de forêt : baisse des heures de travail à court terme, salaires en recul sur 12 mois.
- Inondations : effets immédiats sur l’emploi et les heures, avec des conséquences jusqu’à trois ans sur les salaires.
- Tempêtes hivernales : baisse des revenus, même dans les provinces habituées à la neige.
Adaptation ou assistance : deux leviers complémentaires
Il y a tout de même une note d’espoir. Depuis les années 2000, les effets des catastrophes naturelles sur l’emploi semblent s’atténuer. Deux leviers principaux expliquent ce phénomène :
1. Une meilleure adaptation locale
- Préparation accrue des communautés
- Infrastructures modernisées
- Cartographie plus précise des zones à risque
2. Des programmes de soutien renforcés
Le programme fédéral DFAA (Disaster Financial Assistance Arrangements) joue un rôle essentiel pour limiter les pertes financières après une catastrophe.
Mais, ces mécanismes ne suffisent pas. Prévenir les pertes économiques causées par les changements climatiques nécessite des actions concrètes, à tous les niveaux.
Réduire, compenser, protéger
Chez Planetair, nous croyons qu’il est encore temps d’agir. Réduire les impacts économiques des catastrophes naturelles passe aussi par la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Chaque citoyen, entreprise ou organisation peut :
- Mesurer son empreinte carbone
- Réduire ses émissions à la source
- Compenser ses émissions résiduelles via des projets certifiés et à fort impact positif.
La lutte contre les changements climatiques n’est pas qu’une question d’environnement. C’est aussi une question d’économie, d’équité sociale, et de résilience collective. Il est temps de repenser nos politiques d’adaptation et de promouvoir des solutions durables comme la compensation carbone dès aujourd’hui.


