Une menace croissante pour les écosystèmes
Les incendies de forêt, conséquences dramatiques des changements climatiques, s’intensifient partout sur la planète, menaçant la biodiversité, la santé humaine, et nos efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Le Canada, particulièrement vulnérable, vit désormais une nouvelle réalité climatique alarmante.
Une situation sans précédent au Canada
En 2023, le Canada a connu sa pire saison de feux de forêt enregistrée, avec plus de 16,5 millions d’hectares brûlés, un chiffre sept fois supérieur à la moyenne habituelle. Cette hausse spectaculaire est étroitement liée à des températures élevées, des sécheresses prolongées, et une humidité du sol en forte baisse, conditions exacerbées par le réchauffement rapide des régions nordiques canadiennes.
Des recherches montrent clairement que les conditions météorologiques extrêmes observées en 2023 sont deux fois plus probables en raison du réchauffement climatique induit par l’activité humaine.
La saison estivale 2024 démarre également avec des feux en
Une problématique mondiale inquiétante
Cette situation ne se limite pas au Canada. Aux États-Unis, la surface moyenne brûlée chaque année a plus que doublé depuis les années 1980. Une simple augmentation de température de 1°C pourrait multiplier par six les surfaces incendiées dans certaines régions. Les hivers raccourcis et la fonte précoce des neiges contribuent également à ce phénomène inquiétant.
Conséquences directes sur la santé et l’économie
Les incendies ont un impact immédiat sur la santé publique, notamment à cause des particules fines présentes dans la fumée, exacerbant maladies respiratoires et cardiovasculaires. Les coûts économiques explosent également : pertes matérielles, lutte contre les incendies, réhabilitation, pertes agricoles, fermetures d’entreprises, et frais de santé.
Un cercle vicieux climatique
Les feux de forêt libèrent d’énormes quantités de CO₂, aggravant ainsi les changements climatiques. En 2023, les incendies canadiens auraient généré près de 2 milliards de tonnes de CO₂, soit l’équivalent de dix années d’émissions nationales. Cette situation réduit considérablement la capacité des forêts à absorber du carbone à l’avenir.
Comment agir pour briser le cycle?
La priorité est double : adapter la gestion forestière aux nouvelles réalités climatiques et réduire nos émissions de GES. Parmi les solutions d’adaptation on compte :
- Brûlages dirigés et contrôlés pour limiter la propagation des feux.
- Création de zones tampons entre habitats humains et forêts.
- Restauration des forêts avec des espèces résilientes.
- Amélioration des systèmes d’alerte et de détection précoce.
Pour agir à la source, il est indispensable d’adopter des mesures d’atténuation telles que réduire notre dépendance aux combustibles fossiles, d’investir dans les énergies renouvelables, transformer nos systèmes de transport et de production et appuyer des projets qui réduisent les émissions de GES à la source (comme les projets de compensation carbone Gold Standard sélectionnés par Planetair).
Conclusion
Les feux de forêt deviennent la norme dans un climat en mutation rapide. Leur gestion efficace et la réduction drastique des émissions de GES sont indispensables pour éviter des étés toujours plus catastrophiques. La mobilisation doit être immédiate, coordonnée et ambitieuse, à tous les niveaux.


