Dans Nouvelles climatiques, Réduction carbone

Au Canada, environ 98 % des déchets textiles plastiques finissent dans des sites d’enfouissement. 

Derrière chaque vêtement se cache une empreinte carbone textile considérable, alimentée par la surproduction et la mode rapide. 

La mode rapide : un fardeau climatique 

Chaque année, l’industrie produit près de 100 milliards de vêtements, souvent portés quelques fois seulement avant d’être jetés. Au Canada, 1,3 million de tonnes de vêtements arrivent sur le marché annuellement, dont 1,1 million finissent à la poubelle. Le polyester, fibre issue du pétrole, accentue encore cette empreinte carbone textile. 

 À cela s’ajoute une consommation d’eau colossale — 79 000 milliards de litres par an dans le monde — et la pollution des rivières, particulièrement en Asie. 

 Une pollution invisible : les microfibres 

Chaque lavage de vêtements synthétiques libère des milliers de microfibres plastiques. Elles représentent 35 % des microplastiques retrouvés dans les océans. Au Canada, une seule personne en relâche environ 533 millions de ces microfibres par an, dont une grande partie échappe au traitement des eaux usées. 

 L’économie circulaire comme solution 

Face à ce constat, le Canada et le Québec misent sur l’économie circulaire textile. En 2025, Environnement et Changement climatique Canada a financé la création du Canadian Circular Textiles Consortium, mené par Fashion Takes Action. Objectif : développer des solutions locales de réemploi, recyclage et valorisation. 

 À Montréal, des projets pilotes favorisent la réduction, la réparation et la réutilisation. Des villes comme Guelph et Calgary soutiennent la collecte et la réparation, stimulant ainsi l’innovation et l’emploi dans le textile durable. 

 Réduire l’empreinte carbone textile grâce à l’innovation 

De nombreuses initiatives émergent pour transformer l’industrie : 

  • Fibres biosourcées et textiles recyclés (chanvre, lin, algues) ; 
  • Procédés de teinture propres, avec moins d’eau et de produits chimiques ; 
  • Écodesign, pour des vêtements plus durables et réparables ; 
  • Logistique verte, en optimisant le transport et réduisant les emballages. 

Ces avancées montrent qu’une réduction significative de l’empreinte carbone textile est possible. 

Le rôle clé des consommateurs 

Les citoyens influencent directement le marché. Une consommation responsable signifie : 

  • acheter moins, mais de meilleure qualité ; 
  • Privilégier la seconde main ; 
  • Soutenir les marques locales transparentes sur leur empreinte carbone textile ; 
  • Prolonger la durée de vie des vêtements grâce à la réparation. 

Conclusion : transformer la mode en moteur de transition 

La mode peut devenir un levier de transition écologique. En combinant économie circulaire, innovation et consommation responsable, le Canada et le Québec ont l’occasion de bâtir une industrie textile durable. 

L’avenir du textile repose sur une évidence : réduire son empreinte carbone textile pour en faire un secteur aligné avec les objectifs climatiques. 

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Sources 

Gouvernement du Canada (2022) – Consultation sur la pollution plastique et le secteur textile. 

Gouvernement du Canada (2022) – Rapport d’atelier sur la circularité des textiles. 

ONU Environnement (2023) – Faits et chiffres sur la mode et la durabilité. 

Environnement et Changement climatique Canada (2025) – Investissements dans le textile circulaire. 

 

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