Plus de 57 % des événements sportifs et rassemblements subissent des perturbations liées à des phénomènes météorologiques extrêmes aggravés par les changements climatiques.
Les changements climatiques et le sport sont désormais indissociables. Au Canada comme ailleurs, les vagues de chaleur, les inondations et la fonte des glaces redéfinissent déjà la pratique sportive. Ce qui était un simple facteur environnemental est devenu un enjeu majeur de santé publique, d’infrastructures et même de culture.
Des impacts concrets sur les terrains et les athlètes
Selon Pique News Magazine (2024), le Canada compte parmi les pays les plus touchés : annulations d’événements, patinoires extérieures compromises et stades endommagés par des intempéries. Les athlètes souffrent aussi : chaleur extrême, qualité de l’air dégradée par les feux de forêt, risques accrus de blessures.
La NHL rappelle que le hockey dépend directement du climat : sans glace naturelle, impossible de préserver les patinoires communautaires. De leur côté, les équipes investissent dans des patinoires artificielles plus efficaces et dans la réduction de leur empreinte carbone (NHL Green, 2023).
Quand les organisations s’adaptent
À l’international, le Comité International Olympique (CIO) a fait de la durabilité une priorité. Sa stratégie 2030 intègre des normes strictes de réduction d’émissions et de résilience pour tous les futurs Jeux. L’ONU Environnement souligne que le sport, en raison de sa visibilité mondiale, est un levier unique pour sensibiliser aux changements climatiques.
Le Sport Ecology Group montre que les grands événements sportifs, s’ils ne s’adaptent pas, risquent de devenir des vecteurs d’émissions massives et d’inégalités sociales. À l’inverse, bien gérés, ils peuvent accélérer l’adoption de solutions durables.
Climat et sport : un enjeu canadien
Au Québec, les recherches d’Ouranos mettent en lumière la vulnérabilité des infrastructures face aux crues et aux vagues de chaleur. En 2023, les inondations à Baie-Saint-Paul ont perturbé des activités sportives locales et endommagé des installations.
Le gouvernement du Canada, via Environnement et Changement climatique Canada (ECCC), souligne aussi les risques accrus pour la santé publique et les infrastructures sportives : multiplication des journées de chaleur extrême, augmentation de la pollution de l’air, fonte du pergélisol dans le Nord.
Transformer le sport en moteur d’adaptation
Face à ces menaces, plusieurs pistes se dessinent :
- Moderniser les infrastructures pour les rendre résilientes aux extrêmes climatiques ;
- Réduire l’empreinte carbone des grands événements sportifs ;
- Promouvoir des pratiques locales et saisonnières (patinoires extérieures, ski de fond, sports aquatiques adaptés) ;
- Utiliser la visibilité du sport pour sensibiliser citoyens et jeunes générations.
Conclusion : jouer autrement pour durer
Le sport n’est pas seulement victime du climat : il peut devenir un allié dans la transition. En combinant résilience des infrastructures, réduction des émissions et mobilisation citoyenne, il est possible de préserver ce patrimoine culturel et social.
Protéger le sport, c’est protéger bien plus que des compétitions : c’est préserver un vecteur d’identité, de santé et de solidarité.
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Sources
Pique News Magazine (2024) – « Climate change is already cancelling events »
Comité International Olympique (CIO) (2023) – Sustainability Strategy
NHL (2023) – NHL Green / Sustainability Report
ONU Environnement (2023) – Sport et durabilité
Sport Ecology Group (2023) – Research on Sport & Climate
Ouranos (2023) – Changements climatiques et adaptation au Québec
Environnement et Changement climatique Canada (2023) – Impacts climatiques au Canada


